Truffes masquées à Prayssas (47)

« Prayssas village de caractère ». La commune Lot-et-Garonnaise annonce la couleur quand vous y arrivez. Et pourquoi Prayssas? Parce que tous les dimanches matins, de mi-décembre à début mars (suivant la production) a lieu, sous la halle de la mairie, le rituel de la truffe noire et, dimanche dernier, nous y étions.

L’association des trufficulteurs du département, organisatrice, y était, chapeautée et, forcément le nez masqué mais les quelques Tuber melanosporum qui étaient proposées au public avaient été canifées, scrutées et vraisemblablement reniflées à distance par les « truffes » aiguisées des spécialistes sélectionneurs. Truffes masquées en quelque sorte.

Ce dimanche, un seul stand présentait une faible récolte de truffes du plateau du Tournon d’Agenais placée en catégorie 2 à 800 € le kilo.

A l’ouverture de 10 heures, après la distribution de tickets, les organisateurs soulignaient leurs regrets de ne pouvoir présenter que ces quelques truffes (ci-dessus) notamment à un groupe important de Rochelais qui avaient fait le déplacement. La priorité dépendait, c’est la rêgle, du numéro du ticket.Il faut dire que c’était un dimanche « presque sans » alors que les précédents avaient été plus prolixes. Dimanche 17 janvier on comptait pas moins de deux kilos de diamant noir. Le 10 janvier c’étaient 3 kilos répartis en 690 grammes dans la catégorie « extra », 980 grammes en 1re catégorie, 1,3 kg en 2e catégorie. Le 3 janvier on notait également 3 kilos présentés.

En 2015, dans les colonnes de « Sud Ouest », notre excellent confrère Michel Monteil relevait qu' »Avec 600 ha de truffières, le département du Lot-et-Garonne rejoignait la Dordogne pour défier la concurrence de l’Espagne et de l’Italie. » Il ajoutait que « La trufficulture est devenue une production à part entière en Lot-et-Garonne. Il y a une trentaine d’années, des particuliers ont planté des arbres mycorhizés à titre de loisir ou de diversification.Aujourd’hui, les plateaux calcaires du nord du département, de Prayssas et du Néracaiscomptent 600 hectares de truffières et autant de producteurs. » Six ans se sont écoulés depuis et la truffe semble avoir pris racines par mycorhizes dans le 47. Nous reviendrons à Prayssas avec Roland et Yvette et peut-être y retrouverons-nous l’amie Marie-Thérèse, mycologue avertie s’il en est.

Michel Pujol

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