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En mai, cool, de col en col

D’une vallée l’autre, le col est le passeur. Selon la saison largement ouvert ou boutonné très serré par la neige. Ce début mai 2017 aucune difficulté à franchir Aspin, Azet et Hourquette d’Ancizan en croisant motos, cyclistes et, au détour de chemins adjacents, peu de champignons.

Avant de monter l’Aspin depuis la vallée de Campan, petit détour au Combas en passant par le sarrat de Gaye peu avant Payolle. En haut du chemin qui descend à La Séoube court l’eau qui rigole en toute clarté et, au bord, quelquefois des mycètes. Pas cette fois mais une floraison abondante d’orchidées bleu-violet, vraisemblablement l’Orchis mâle (Orchis mascula) plutôt que Anacamptis pyramidalis (Orchis pyramidal).

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Arrêt paisible au Col d’Aspin pour porter le regard à 360° et descendre vers Arreau.

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D’Arreau à Loudenvielle, le plaisir du beau temps en montagne et celui des yeux à atteindre des sommets. Y aurait-il des morilles autour du lac? L’hôtesse de l’Office de tourisme de Loudenvielle en récolte. « Vous pourriez aller, à pied, en face! C’est pas dans mes coins mais… » Effectivement dans le bois de hêtres mêlé de noisetiers, elle est là, la tête penchée. Comme fatiguée d’avoir cru sur son pied creux. Pas d’autre congénère autour ni plus loin.

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Il convenait de redresser l’image de notre récolte.

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Couchée (à gauche) redressée (au centre) et le batonnet arc-boutant constitué sur place (en bas à droite) n’était qu’un « Pise-allez! ». Vue du haut de la tour du porte objectif ce n’était que palliatif pour multiplier un seul exemplaire avant de passer, au retour, à la micro.

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Asques non amyloïdes (J-) octosporées, spores lisses, paraphyses septées et ramifiées

Bibliographie Morchella esculenta:  Marchand t.1 n° 90,  Bon p.326, Courtecuisse n° 13, Eyssartier&Roux p.1070, Myco Db , Breitenbach t.1 3/4/5/6

 Dans le même bois de hêtres-noisetiers on retrouvait, comme à Combas, l’Orchis mâle et, lignicoles obligent en période de faible pluviométrie, quelques Polypores ciliés (Polyporus ciliatus) identifiés sans loupe grâce à leur stipe moucheté et leurs pores très fins.

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La (maigre) liste du lieu serait incomplète sans cette espèce, la Collybie aqueuse, fréquente dans les Pyrénées. 

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En fin d’après-midi, examen sous les sapins. Sol très sec tout comme ces exsiccata de Geastres. Bien difficile, dans cet état, de compter le nombre de couches de l’exoperidium pour éventuellement nous … aiguiller.

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Le lendemain il s’agissait d’aller voir si l’herbe était plus verte ailleurs. De cheminer depuis Genos vers le col d’Azet en faisant plusieurs stations au fil des chemins près de possibles stationnements automobiles. Toujours sec sous hêtres, sapins, bouleaux et point de stations … de champignons. Restait à vraiment profiter du paysage en surplombant notamment le lac de Genos-Loudenvielle. 

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Presque plus d’arbres alors. La verte prairie. Quelques taches agaricales? hygrocybiennes? Un peu de jaune à l’horizon! Un groupe de Bolbities sur bouse dans ce momentané désert sporophorique. Pas de quoi tituber mais un joli jaune d’œuf qui illumine la journée. 

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Du col d’Azet descente vers Saint Lary puis grimpette vers le col de la Hourquette d’Ancizan pour regagner Payolle et la vallée de Campan avec un détour par Combas pour inspecter un autre lieu où nous avions trouvé l’année passée quelques espèces intéressantes dont quelques unes comestibles. Cette fois rien là. Dix sept rimerait-il avec disette? Toutefois quelques marasme des oréades laissés sur place. De col en col c’était bien cool. Avec le beau temps alors que la météo semblait incertaine mais … que la montagne est belle!

M.P.  

 

 

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Un 11 novembre

Quel bonheur de découvrir quelques champignons en famille, de transmettre. Certes l’années 2017 n’aura pas été très prolixe en pousses dans la région mais repasser dans quelques endroits de Martillac (33) largements ouverts au public permet de suivre l’évolution de biotopes et de leur mycoflore et, éventuellement, de succomber au plaisir de la gastronomie avec quelques délicates chanterelles (ci-dessus).

C’est surtout au bord des chemins en zone ouverte un peu humide et éclairée que nous croiserons quelques espèces

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telles ces « fausses girolle » ayant subi les affres de la sécheresse sur fond d’aiguilles de pin et quelques Amanites

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dont la citrine à l’odeur de rave, l’épaisse au pied du même qualificatif, aux squames du chapeau en « cartes de géographie » et la rougissante.

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Il est souvent utile d’observer sous plusieurs angles…

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Point de veaux, vaches, cochons sur notre parcours ni moutons sauf … pieds les clairs (ci-dessus) qui passent bien avec une viande blanche et les plus roux (ci-dessous) bien trop amers dit-on.

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A s’enfoncer sous feuillus et résineux nous ne trouverons que peu d’autres espèces,

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des Bolets des bouviers entre autres et nous nous attarderons un peu entre les fougères pour prélever quelques

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Chanterelles à pied cannelle. Avec modération bien sûr et en en laissant pour d’autres myco-gastronomes.Cuisson cocotte oignons-lardons fumés-ail puis vin blanc d’un côté, chanterelles poêlées d’un autre côté, mélanger ensemble, mijoter, lier avec crème épaisse, un trait de cognac et c’est prêt!

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Sur les chemins de Canéjan

Au fil des ans au hasard et, plus récemment,  sur le Parcours des Graves, nous sommes allés à la rencontre des champignons. Sur le site de la Ville de Canéjan à la rubrique actualités est publié un guide illustré des espèces identifiées sur ce parcours. Ce guide sera actualisé au fur et à mesure des sorties partagées à venir autour de ce Parcours maintenant balisé.

En voici la version actuelle avec la possibilité de zoomer sur les photos:

Approche de la mycoflore

sur le Parcours des Graves à Canéjan

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Sur les bords de l’Eau Bourde, des Aulnes glutineux et leurs Paxilles (Paxillus rubicundulus), des chênes et leurs Lactaires (Lactarius quietus).

Dame Nature est diversité. Chaque biotope a son cortège de plantes, d’animaux et de champignons. Certains de ces derniers n’habitent que sous feuillus, d’autres que sous résineux, d’autres encore fréquentent les deux, la plaine, les collines, la montagne mais tous ont besoin de nourriture et d’eau. Leur présence ne doit rien au hasard. Nous ne les voyons que quand leur appareil reproducteur (le carpophore) émerge alors que leur mycélium poursuit ( en se développant sous terre, dans les feuilles, dans les morceaux de bois, les troncs etc.) sa longue vie de décomposeur, recycleur, équilibreur  des milieux naturels. Son rôle est essentiel. Petit inventaire, forcément partiel, des espèces existantes. N’y figurent bien sûr  que celles qui nous ont  montré un bout de leur chapeau, de leur calice, de leur boule et que nous avons identifiées. D’autres, plus timides, attendront pour plus tard leurs conditions idéales de pousse.

Le Parcours des Graves

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Tracé en rouge sur cette carte, il relie à travers bois et prairies Canéjan à Cestas (à l’est), Gradignan (à l’ouest) et Léognan (au sud). Nous nous sommes intéressé à la partie canéjanaise de ce cheminement. Les espèces répertoriées dans cet inventaire ont été rencontrées en bord et aux abords du sentier fléché fréquenté  par  promeneurs, joggers et cyclistes.

Les relevés ont été faits surtout à l’été/automne 2017 et nous y avons intégré des données personnelles issues de balades mycologiques antérieures recoupant ce circuit.

Un inventaire de champignons, pour qu’il soit exhaustif, doit être mené durant  plusieurs années et concerner  toutes les périodes de pousse. Cette approche forcément partielle de la mycoflore témoigne de la richesse de son milieu naturel,  incite à en apprécier la grande diversité et de faire en sorte qu’elle demeure, voire s’améliore.

La boucle du Lac Vert

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Prairies, feuillus et résineux servent d’écrin au vaste Lac vert. Tout autour, le seul 30 septembre 2017, nous avons dénombré une trentaine d’ espèces différentes. Le pire et le meilleur en matière de prévention d’intoxications puisque des Amanites phalloïdes poussaient ce jour-là non loin de Cèpes de bordeaux. Revue de détail (dénomination scientifique suivie, si possibilité, du nom vernaculaire):

-AMANITES: Amanita phalloides (Amanite phalloïde), A. rubescens (Amanite rougissante), A. fulva (Amanite fauve), A. vaginata (Amanite vaginée), A. excelsa var. spissa (Amanite épaisse).

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-BOLETS: Boletus edulis (Cèpe de bordeaux), Xerocomus subtomentosus (Bolet tomenteux), Suillus granulatus (Bolet granulé), S. bovinus (Bolet des bouviers), Gyroporus castaneus (Bolet châtain).

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-COLLYBIES: Collybia dryophila (Collybie des chênes), C. fusipes (Collybie à pied en fuseau), Megacollybia platyphilla (Collybie à lames larges).

-LEPIOTES et AGARICS: Macrolepiota procera (Coulemelle – Lépiote élevée), M. mastoidea (Lépiote mamelonnée), Lepiota subincarnata (Lépiote de Josserand), Chlorophyllum rhacodes (Lépiote déguenillée), Agaricus moelleri (Agaric pintade).

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-VESSES: Lycoperdon perlatum (Vesse de loup perlée), Calvatia excipuliformis (Calvatie en coupe), Scleroderma citrinum (Scléroderme vulgaire).

-INOCYBES: Inocybe cf. fastigiata (proche d’Inocybe fastigié).

-PLUTEES: Pluteus cervinus (Plutée couleur de cerf).

-CLITOCYBES: Infundibulicybe gibba (Clitocybe en entonnoir).

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-LACCAIRES: Laccaria amethystina (Laccaire améthyste).

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-LACTAIRES-RUSSULES: Lactarius quietus (Lactaire à odeur de punaise)L. deliciosus (Lactaire délicieux), L. acerrimus (Lactaire à lames interveinées), Russula cyanoxantha (Russule charbonnière), R. foetens (Russule fétide), R. heterophylla (Russule à lames fourchues), R.nigricans (Russule noircissante), R. xerampelina (Russule écrevisse), R. sardonia (Russule sardoine).

-PHALALES: Clathrus archeri ( Anthurus étoilé)

De l’Ajoncière vers l’Eau Bourde

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Au nord du Lac Vert on emprunte un passage clôturé qui conduit à la Maison de Repos l’Ajoncière à la droite de laquelle (balise n°19) on retrouve le Parcours des Graves qui s’enfonce dans la forêt (feuillus et résineux) jusqu’à la balise n° 26. Espèces identifiées:

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-PLUTEES: Pluteus cervinus (Plutée couleur de cerf).

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-AMANITES: Amanita phalloides (Amanite phalloïde), A. citrina (Amanite citrine) A. rubescens (Amanite rougissante), A. fulva (Amanite fauve),  A. excelsa var. spissa Amanite épaisse), A. muscaria (Amanite tue-mouches), A. asteropus (Amanite à bulbe étoilé).

-BOLETS: Xerocomus subtomentosus (Bolet tomenteux), X. chrysenteron ( Bolet à chair jaune), Suillus granulatus (Bolet granulé), S. bovinus (Bolet des bouviers).

-COLLYBIES: Collybia dryophila (Collybie des chênes), C. fusipes (Collybie à pied en fuseau), C. butyracea (Collybie beurrée).

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-LEPIOTES et AGARICS: Macrolepiota procera (Coulemelle – Lépiote élevée), Lepiota cristata (Lépiote crêtée), Agaricus moelleri (Agaric pintade).

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-VESSES: Scleroderma citrinum (Scléroderme vulgaire), Pisolithus arhizus (Pisolithe).

-LACCAIRES: Laccaria amethystina (Laccaire améthyste). L. laccata (Laccaire laqué)

-CLITOCYBES: Infundibulicybe gibba (Clitocybe en entonnoir).

-LACTAIRES-RUSSULES: Lactarius quietus (Lactaire à odeur de punaise)L. deliciosus (Lactaire délicieux), Russula cyanoxantha (Russule charbonnière), R. vesca (Russule comestible), R. foetens (Russule fétide), R. Turci (Russule cocardée) R.nigricans (Russule noircissante), R. xerampelina (Russule écrevisse), R. sardonia (Russule sardoine).

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-ASCOMYCETES: Aleuria aurantia (Pézize orangée).

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-CHANTERELLES S.L.. : Cantharellus cibarius (Girolle), Craterellus lutescens (Chanterelle à pied cannelle), Craterellus tubaeformis (Chanterelle en tube).

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-PHALALES: Clathrus archeri ( Anthurus étoilé).

-APHILLOPHORALES:  Ganoderma lipsiense (Ganoderme plat), Phaeolus Schweinitzii (Polypore des teinturiers), Fomes fomentarius (Amadouvier), Fomitopsis pinicola (Polypore marginé), Stereum hirsutum (Stérée hirsute).

Du pont chemin Salvador Allende vers Gradignan

en suivant l’Eau Bourde

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A droite des terrains de Sports on longe l’Eau Bourde jusqu’à un autre pont qui permet de passer sur l’autre rive. Détail des espèces identifiées:

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-AMANITES et VOLVAIRES: Amanita phalloides (Amanite phalloïde), A. citrina (Amanite citrine) A. rubescens (Amanite rougissante), Volvariella gloiocephala (Volvaire visqueuse).

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-BOLETALES: Xerocomus subtomentosus (Bolet tomenteux),  X. badius ( Bolet bai) Suillus granulatus (Bolet granulé), S. bovinus (Bolet des bouviers), Paxillus rubicundulus (sous aulnes).

-COLLYBIES: Collybia dryophila (Collybie des chênes).

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-LEPIOTES, AGARICS, COPRINS: Leucoagaricus sublittoralis, Leucoagaricus cf. gauguei,  Agaricus moelleri (Agaric pintade), Coprinopsis picacea (Coprin pie).

-INOCYBES: Inocybe cf. fastigiata (proche d’Inocybe fastigié).

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-PLUTEES: Pluteus cervinus (Plutée couleur de cerf).

-CLITOCYBES: Infundibulicybe gibba (Clitocybe en entonnoir).

-LACCAIRES: Laccaria laccata (Laccaire laqué)

-VESSES: Scleroderma citrinum (Scléroderme vulgaire), vascellum pratense (vesse de loup à diaphragme).

-LACTAIRES-RUSSULES: Lactarius quietus (Lactaire à odeur de punaise)L. deliciosus (Lactaire délicieux), Russula cyanoxantha (Russule charbonnière),  R. foetens (Russule fétide), R. Turci (Russule cocardée) R.nigricans (Russule noircissante), R. xerampelina (Russule écrevisse), R. sardonia (Russule sardoine).

-PHALALES: Clathrus archeri ( Anthurus étoilé).

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-POLYPORES: Phaeolus Schweinitzii (Polypore des teinturiers), Fistulina hepatica (Langue de boeuf)

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-DIVERS: Mycena pura (Mycène pure), Entoloma lividum (Entolome livide), Ramaria stricta (Clavaire dressée), Hypholoma fasciculare (Hypholome en touffes), Armillaria mellea (Armillaire couleur de miel).

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Remarques, recommandations

Aller à la rencontre des champignons est un plaisir, une passion que l’on partage. Merci Anne-Marie, Marie-Paule, Charlie, Gaston et bien d’autres qui ont cheminé à mes côtés sur le Parcours des Graves et repéré bien des espèces. A plusieurs le filet a des mailles plus serrées. Il restera bien sûr d’autres parties à explorer dans le détail mais les lecteurs auront, après ces quelques pages illustrées, un aperçu de la fonge présente à Canéjan. Peut-être feront-ils une pause en chemin pour observer quelques êtres colorés portant chapeau et les manger des… yeux avant d’envisager d’en croquer tout cuits.

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Le nombre d’intoxications (31 cas très graves cet automne 2017 en France dont un décès et deux greffes du foie) témoigne, s’il en était besoin, de l’extrême prudence à exercer pour soi et pour les autres vis à vis de la consommation des champignons sauvages. A reconnaître entre toutes l’Amanite phalloïde (en haut sur notre planche)  responsable de 95% des décès.

L’Amanite panthère (au-dessous)  reconnaissable  à ses squames (déchets du voile sur le chapeau) d’un blanc pur et de ses bracelets au dessus du bulbe du pied, n’en est pas moins dangereuse. Rarement mortelle certes mais responsable comme l’Amanite tue-mouches et à un degré plus élevé du syndrome panthérinien (troubles digestifs, hallucinations, confusion mentale, somnolence).

L’Hypholome en touffes et les Mycènes du groupe de la Mycène pure sont également toxiques. Il ne faudra pas confondre le Rosé des prés et l’Agaric jaunissant au risque de se souvenir d’une douloureuse digestion. Quant au Coprin noir d’encre que nous avons rencontré en bord de l’Eau Bourde non loin des lieux décrits il arrive qu’il soit confondu avec le Coprin chevelu. Il est responsable de l’effet « antabuse » (sueurs, troubles du rythme cardiaque) accentué grandement si consommation d’alcool en même temps.

La difficulté pour savoir ce qui est comestible c’est qu’ aucune règle  générale n’est applicable. Les bolets qui bleuissent ne sont pas tous toxiques par exemple. Les limaces, qui n’ont pas le même appareil enzymatique que les humains bavent de plaisir sur ceux (les champignons) qui nous rendraient malades. Les idées reçues sont légion. Une seule règle: être sûr de l’espèce comestible trouvée dans un endroit sain, non pollué. Au moindre doute faire vérifier sa récolte par une personne compétente. Beaucoup d’espèces telles les morilles, les amanites rougissantes etc. sont toxiques crues.

Des valeurs sûres

Quand on dit qu’un champignon est comestible cela n’entraîne pas forcément qu’il est goûteux. Au regard de la gastronomie peu d’espèces méritent l’assiette. Selon les régions, le hit parade est différent sauf à dire que les déplacements géographiques plus fréquents des populations ont contribué à susciter un intérêt pour, par exemple, le Cèpe dans l’Est de la France alors que lui étaient préférées notamment les Trompettes des morts.

Les condiments utilisés pour leur préparation culinaire aide à les rendre plus savoureux. Des lardons fumés revenus en cocotte en compagnie d’oignons, d’échalotes  et d’un peu d’ail auquel on ajoute une bonne rasade de vin blanc sec et qu’on fait doucement mijoter avant d’y ajouter des Chanterelles à pied jaune (elles poussent à Canéjan, y sont connues et ramassées) déjà poêlées à part. Les saveurs se mêlent tendrement. De la crème fraîche épaisse pour lier et in fine un trait au choix de calva, cognac, vieux rhum ou autre pour la note finale avant dégustation. .Avant de se lancer en cuisine il faut être sûr de la nature de sa récolte. Sans intrus inconnu ajouté parce qu’il est joli et peut-être très toxique. Voici, ci-dessous un choix sans problème d’espèces recommandables à condition qu’elles  soient bien celles-là sans aucun doute possible.

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Bonne balade sur le Parcours des Graves et n’appuyez pas trop sur le champignon. Prenez le temps de respirer et d’admirer.

 

M.P.