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Au gré des pas à Canéjan en bord d’Eau Bourde

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Cette fin août, aux abords de Bordeaux, la sécheresse n’en finissait pas de tarir les pousses et si … en bord d’Eau … Bourde il y avait quelques frémissements? Revenir en terre connue , se garer près de la Salle Simone Signoret à Canéjan et descendre vers le moulin de Rouillac et puis poursuivre le long de la rivière vers les anciens terrains de feu IBM.

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Près du parking de départ, sous la pinède, de vieilles connaissances, en troupe serrée avec quelques carpophores desséchés. Il en restait quelques présentables (ci-dessus) pour montrer leur chair jaune, leurs pores serrés, leur stipe comme pointillés et le revêtement du chapeau plutôt « glissant » quand il fait humide. De vrais Suillus qui concentrent les terpènes du Pin en haut du béret donc qui font « aller » dans une mise en selle rapide. Comme un remède de cheval pour mines constipées.

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Non loin de là, plutôt sous feuillus cette fois, un autre laxatif quand il est pris, par erreur bien sûr, pour un Rosé des prés. L’Agaric pintade (ci-dessus) tout comme son « cousin » l’Agaric jaunissant (Agaricus xanthodermus) se plait dans les biotopes rudéralisés, anthropisés et, sur ce lieu canéjanais, très agréable pour se balader, la présence humaine est fréquente.

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Côté micro, l’espèce Agaricus moelleri apparaissait bien comme étant celle de notre récolte. A part deux exemplaires très desséchés de Xerocomus chrysenteron nous ne trouvions pas d’autres champignons et nous quittions le haut du parcours pour aller vers l’Eau Bourde inspecter le long du canal de dérivation du Moulin de Rouillac où, régulièrement, nous rencontrons quelques Amanites phalloïdes. Las, pas une seule. En revanche, plus tard …

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… après avoir franchi le pont du canal de dérivation puis celui de l’Eau Bourde, au pied d’un talus ce Bolet (ci-dessus) se détachant du tapis de lierre.

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Dégagé du sol, il présentait des tubes orangé se tachant à la pression, un stipe non réticulé dont la base laissait présager l’espèce (ci-dessus à gauche). Restait à trancher la question (ci-dessus à droite). La couleur betterave du pied du pied plaidait bien en faveur du Bolet de Quélet.

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Restait notamment à jeter un œil dans une dépression, logiquement plus humide, prolixe certaines fois en Lactaires dits délicieux. Là point de lactaires mais (ci-dessus) ces Amanites à bulbe étoilé très ubiquistes. Tout près d’elles, une tache verte (ci-dessous).

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Une Russule? Que non! De fil en aiguille (s) -beaucoup la recouvraient- l’espèce, la plus mortelle d’entre toutes, était déterminée (ci-dessous).

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En effet, en creusant autour du sujet (ci-dessus), on distinguait en trois temps le revêtement fibrilleux du chapeau, le reste d’une volve en sac à la base du stipe et des lames blanches. L’état dégradé de l’exemplaire ne permettait pas de voir l’anneau mais c’était bien sûr une Amanita phalloïdes.

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D’ailleurs, une autre de la même espèce (ci-dessus), cette fois-ci entière se dressait à proximité de l’autre. Il suffisait d’en dégager la base pour mettre en valeur la volve en sac pour cette photo où l’anneau apparaît distinctement.

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Une occasion, au retour, de la scruter au microscope pour la ficher (ci-dessus). La balade n’était pas terminée et nous comptions bien longer la rivière, l’échelle à poissons à l’ombre des Aulnes glutineux qui jalonnent l’Eau Bourde.

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Et, au pied de l’un deux, nous retrouvions, en quantité (ci-dessus), ce Paxille qui leur est inféodé.

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Outre son affinité avec l’Aulne glutineux, P. rubicundulus (ci-dessus) se différencie de P. involutus par sa marge qui n’est pas aussi enroulée et sa couleur plus … rubiconde. Restait à poursuivre le cheminement de l’autre côté via le pont communiquant avec l’ancienne zone de feu l’usine IBM avec l’arrière pensée d’y voir quelques Bolets de la stirpe des Cèpes.

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Faute de grives … Joli Lactaire (L. rugatus? ou aurantiofulvus, aurantiacus, atlanticus etc..) et Russules sèches (R. cyanoxantha?). Nous n’avions pas, notamment, de sulfate de fer dans le sac pour réduire le cercle des hypothèses ni l’envie d’en faire bien sûr, des sujets de consommation. S’il y avait eu quelques cèpes…

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Sur le retour, au bord du canal du Moulin de Rouillac, des taches blanches élevées. Des Macrolépiotes oui mais à ne pas confondre avec les Coulemelles.

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Il s’agissait de la Lépiote vénéneuse (Chlorophyllum brunneum) très présente en ce moment et, si l’on en croit la Mycoliste , au hit-parade actuel des désordres gastriques.

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Autre Lépiote toxique, croisée près des Paxilles, cette fois bien plus petite et à rejeter comme toutes les petites Lépiotes: Lepiota cristata.

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La Lépiote à crêtes est bien mignonette mais ne jugeons pas -pour les fréquenter dans l’assiette- les champignons à leur belle allure. Une seule règle: être sûr de l’espèce, de la comestibilité de cette espèce. Si oui, des conditions de préparation (cuisson etc.) et de la nécessité d’actualiser ses connaissances. Vérité d’hier n’est pas forcément celle d’aujourd’hui.

Nous reviendrons à Canéjan. Plût au Ciel qu’il pleuve.

                                                                                              Michel Pujol

 

 

 

 

Dernières cartouches et … voilà le Militaire!

Hier dimanche 17 février, quasiment à l’heure des vêpres, le soleil canéjanais éclairait les fougères de la pinède sous lesquelles subsistaient de très rares Chanterelles. La pousse observée le 5 février n’était pas tout à fait terminée mais nous assistions sans doute aux « dernières cartouches » tirées hors du sol.

Craterellus tubaeformis, Cordyceps militaris, Canéjan, Chanterelle en tube, Chenille processionnaire

D’ailleurs, un peu plus tard, juste avant la tombée de la nuit, nous poursuivions notre quête d’après vêpres à Gradignan où le 19 janvier et début février nous avions trouvé nombre d’autres Chanterelles, celles à pied jaune. Là, plus aucune Craterellus lutescens  sur la station: munitions épuisées au contraire des quelques Craterellus tubaeformis canéjanaises.

Défaite en rase campagne?

Nous avions observé dernièrement en bord des routes, en remontant vers la Bretagne, de nombreux « nids » blancs accrochés à l’extrémité de branches de pins. De ces masses nuageuses presque transparentes révélatrices de la présence de la Chenille processionnaire (Thaumetopoea pityocampa) et, sans doute réflexe de mycologue, nous pensions alors à un champignon parasite des larves et des nymphes et, dans notre région, très lié à la présence de l’urticante Processionnaire. Justement nous l’avions rencontré d’autres années … à Canéjan, sous les pins à un tir de caillou des stations à Chanterelles.

Craterellus tubaeformis, Cordyceps militaris, Canéjan, Chanterelle en tube, Chenille processionnaire

Restait à chercher à débusquer quelques bâtonnets d’un rouge orange du plus bel effet à l’entour. Un Cordyceps militaris apparaissait (photo ci-dessus à gauche), un peu fragmenté. En le dégageant du sol (à droite) la partie plausiblement anamorphe était restée enterrée et la nymphe basale était peu visible.

Craterellus tubaeformis, Cordyceps militaris, Canéjan, Chanterelle en tube, Chenille processionnaire

En revanche, sous feuillus mais très proche de pins nous trouvions un autre « Militaire » qui, un peu dégagé du sol (photo ci-dessus à gauche) laissait présager une masse basale (à droite)

Craterellus tubaeformis, Cordyceps militaris, Canéjan, Chanterelle en tube, Chenille processionnaire

là , la partie parasitée (ci-dessus) ne laissait aucun doute sur son origine. Une nymphe digérée.

Ce dimanche nous n’avons pas vu d’autres exemplaires qui montreraient, alignés en rang serré, en défilé militaire en quoi ce Cordyceps est « militaris« . Cartouches et militaires? nous ne chassons pas sinon les champignons. A leur poursuite, en s’arrêtant souvent.

M.P.

 

   

 

Encore des chanterelles un 5 février

Précédemment , le 19 janvier, nous trouvions notamment, près de Bordeaux, à Gradignan, des chanterelles à pied jaune (Craterellus lutescens) ainsi qu’un géastre (Geastrum triplex), des amanites jonquilles (Amanita junquillea) et des crépidotes (Crepidotus variabilis). Ce 5 février, toujours près de Bordeaux, à Canéjan qui jouxte Gradignan, sous les pins -dont on distingue les aiguilles sur notre image- et protégées par des fougères, subsistaient d’autres chanterelles. Cette fois une espèce moins fluette que les lutescens, la chanterelle à tube (Craterellus tubaeformis). Un « bouquet » important sur une seule station. Loin autour pas d’autre « nid » sinon quelques rescapées de l’hiver en pousses très clairsemées d’un à deux individus par station. Des champignons toute l’année? Poser la question n’est-ce pas y répondre.

M.P.

Canéjan, chanterelles à tube, craterelles tubiformis

Le Coprin chevelu, un blanc qui décoiffe les papilles

La finesse de la mise en bouche.

 Ce champignon blanc qui se dresse le plus souvent en troupes dans les prés, les bordures, les chemins, les chaumes, peut-être dans votre jardin, mérite bien mieux qu’un regard en biais, voire, ce que je condamne en toutes circonstances à l’encontre de toutes les espèces : un méchant coup de pied.

Il n’y a pas que le cèpe et la girolle, il y a aussi, entre autres, le coprin chevelu (1) (Coprinus comatus). Pas besoin de savoir couper les basidiophores en quatre pour le reconnaître. Quand on s’est pris la tête, autrefois, avec les cachets d’aspirine, on retrouve cette forme de tube tout blanc recouvert d’écailles un tantinet brunâtres qui s’effilochent en mèches blanches imbriquées.

A croquer jeune
Spores noires et tablier blanc

Les auteurs parlent de chapeau ovoïde ou oblong, puis d’allure de cloche quand il commence à noircir. Son aspect chevelu prédomine indiscutablement dans sa reconnaissance. L’avoir sur la langue ferait-il zozoter de plaisir ?

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Blanc, rose, noir, vers la déliquescence reproductrice

Fin et savoureux, il se consomme jeune, cru ou légèrement cuit. Très jeune car le drôle grandit vite en déliquescence. Du blanc immaculé, il passe au rose, puis au noir, et coule en encre de chine. Ses spores sont alors mûres et susceptibles de créer un nouveau mycélium. 


 Sournois, il présente bien, tout droit sur son pied élancé, presque tout blanc, mais, au bas du chapeau, des traces noiraudes présagent le début de la fin à l’intérieur.
Trop tard pour les mycophages. Il leur faudra se contenter de ne ramasser que les exemplaires clairs dessus et dedans, donc lames blanches, et les préparer très vite. On aura compris que ce coprin est un comestible très fin, savoureux quand il est jeune, mais qu’il ne voyage pas très longtemps.
                                                                                                                                                           
1_ reprise d’un article du même auteur paru dans le numéro 2 d’Aqui! en octobre 2004 et consultable  sur le site Internet Aqui.fr

Redoutable confusion avec

le Coprin noir d’encre

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On entend souvent dire « pas d’alcool avec le coprin ». En fait nous n’avons jamais connu d’effet désagréable en arrosant en bouche avec modération nos coprins chevelus (accommodés comme on le verra plus bas) avec vins ou apéritifs divers. Ce n’est pas le cas avec son « cousin » le Coprin noir d’encre (Coprinopsis atramentaria) . Ce dernier (photo ci-dessus) pousse le plus souvent en touffes sur des déchets végétaux, résidus de bois etc., est plus ovoïde puis conico-convexe. Accidentellement consommé avec de l’alcool il est responsable de l’effet antabuse . Comme on le lira en suivant le lien précédent c’est particulièrement désagréable d’autant que pendant 72 heures cet effet perdure en consommant de l’alcool sans Coprin noir d’encre associé. Donc à ne pas confondre!

COPAINS ET COPRINS

Pour de vrais amis…
Vous avez quelques coprins (les vrais chevelus) encore jeunes, aux lames blanches, ramassés le jour même et conservés non tassés au réfrigérateur.

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Brossez délicatement les têtes des chevelus.

Pas de poux mais un peu de sable à écarter.

  • Coupez en deux dans le sens de la hauteur.
  • Jetez les pieds et ne gardez que les demi-chapeaux.
  • Un peu de fleur de sel et de beurre à votre goût dans le creux des demi-chapeaux.
  • Passez 10 à 15 secondes à four chaud, plus selon quantité.
  • Au micro-ondes, c’est pas mal non plus.
  • Très surprenant à l’apéro 


Michel Pujol        

 

Solitaire

Nous l’avions trouvé à Gradignan  une fois  le  9 mai puis retrouvé sur la même station  deux fois   ,deux jours après, en Gironde bien sûr eu égard à nos amis Belges parmi lesquels d’excellents mycologues. Il a fallu, hier 23 mai, que nous fassions plusieurs kilomètres aux alentours du  Parcours des Graves pour en découvrir un sous chênes.

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La sécheresse des lieux due à très peu de pluie ces derniers jours a fait que sur notre parcours nous n’avons entrevu, à part ce Cèpe d’été  (Boletus aestivalis)  , qu’une Russule charbonnière bien reconnaissable à la couleur de son chapeau (R. cyanoxantha), ses lames lardacées et sa douce saveur. A part ça rien d’autre en matière de champignons. Ce solitaire a fait hier soir le bonheur de nos papilles en suivant un conseil, valable en d’autres domaines: « A consommer avec modération »…

M.P. 

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Un blafard macro micro

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Mi-juillet, dans une propriété privée de Canéjan en Gironde, à l’abri de chênes, poussaient trois bolets aux pieds rouge (très réticulé pour le plus mature). A la coupe nous nous attendions à voir entre chair et tubes du chapeau la ligne de Bataille (du nom du mycologue qui l’a décrite), ce liseré rouge au-dessus des tubes qui caractérise, entre autre, le Bolet blafard. Cette ligne n’était pas évidente. Avait-elle été estompée par le bleuissement très marqué à la coupe? La variabilité de B. luridus (l’espèce compte plusieurs variétés) invitait à vérifier d’autres caractères.En étalant, par exemple, un réactif iodé sur le stipe nous avions bien une réaction bleu noir et ce même stipe était réticulé en mailles très allongées écartant l’hypothèse B. queletti bien que la base du pied de notre récolte apparaisse, à l’intérieur, presque rouge betterave.

L’amyloïdie des hyphes de la base du pied, le réseau rouge vif et le chair qui virerait au violet incline à penser que nous avions peut-être là la variété Erithroteron (Bezdëk)  Pilát & Dermek en tous les cas un Boletus luridus au sens large (s.l.).

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Microscopiquement, basides, cystides, spores et dimensions sporales concordent avec nos recherches dans la littérature. Manque l’étude de l’epicutis que nous n’avons pas faite.

En ce qui concerne la comestibilité de cette espèce les avis divergent du comestible bien cuit au « à éviter » nous nous rangerons à ce dernier avis en raison notamment des risques de confusion chez les bolets à pores rouge.

D’autant que le propriétaire qui nous avait invité à découvrir ces bolets à pied rouge avait dans son jardin, toujours sous chênes, une autre espèce (ci-dessous) qui ne posait aucun problème de comestibilité!

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Contrairement aux apparences de ce montage, celui de gauche était plutôt gros et celui de droite bien plus petit et très ferme. A la chair blanche, comme un cèpe contrairement à notre Bolet blafard (ci-dessous);

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Bibliographie:

Myco Db

Pierre Roux Mille et un champignons p.69; Breitenbach T.3 n°12; Eyssartier&Roux p. 98; Eyssartier&Coustillas&Lacombe p.136; Borgarino&Hurtado p. 127; Courtecuisse n° 1685; Bon p. 38.

Comme des pelures d’orange

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Sur terre nue, dans un endroits où le sol a été « fraîchement retourné » (comme le remarquent notamment Eyssartier&Roux à propos de cette espèce*) notre regard a été attiré par des taches orange faisant penser à des pelures de l’agrume du même nom. Après tout, à Canéjan (33) près d’une piste dédiée aux promeneurs accompagnés souvent de leur chien -ou l’inverse- déguster quelques quartiers et rendre l’enveloppe bio-dégradable au sol nourricier n’a rien de surprenant sauf que derrière l’écorce présumée qui écorchait le regard se cachait … un champignon. Ainsi en fin d’après-midi presque entre chien et loup (le temps de pose était très long pour les photos) nous nous sommes attardés devant une troupe de Pézize orangée.

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Vue du dessus (à droite) la partie hyméniale est plutôt lisse et en coupes irrégulières rappelant, sans être fendue, les otidea. Très volutueuse au bord plus clair. Vue du dessous (à gauche) le pied est à peine prononcé, presque inexistant et la chair plus mate à quasi concolore de la partie supérieure.

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Microscopiquement, observations dans le Lugol (planche ci-dessus):

 J-, les spores sont ornementées par un réseau à larges mailles. Les asques sont octosporées à sommet non amyloïde et les paraphyses sont droites, septées et en massue somitalement.

Mesures sporales de notre récolte (Piximètre) 

(13,1) 13,4 – 15,1 (15,3) × (6,8) 7,1 – 8,4 (9) µm

Q = (1,5) 1,7 – 2 (2,2) ; N = 33

Me = 14,3 × 7,7 µm ; Qe = 1,9

M.P.

* Le guides des champignons France et Europe aux Editions Belin p.1060