Archives du mot-clé Cantharellus pallens

Faites de la musique et … verdissent les russules!

 

La veille au soir la musique avait été célébrée dans un parc de la ville et le lendemain, non dans ce parc piétiné mais dans un autre , plus tranquille, nous allions voir si les russules verdoyantes aperçues en deux exemplaires minuscules le 18 juin étaient maintenant entrées dans … la danse.Leccinellum-pseudoscabrum-MP.jpgSur le trajet vers la station des R. virescens arrêt photos, au pied de charmes, devant ces deux  L. carpini (aujourd’hui Leccinellum pseudoscabrum). Appétissants pour les yeux dessus, dessous (un coup de lasso magnétique pour le montage) et comestibles si pas … cèpe.Boletus-aestivalis-Amanita fulva MP.jpgUn cèpe? un seul lors de la balade au chapeau grignoté par les hôtes de ce bois qui en avaient aussi grandement creusé le pied. Notre premier B. aestivalis de la saison (un deuxième trouvé ce jour 24 juin plus … entier). Plusieurs Amanites fauve avaient aussi poussé en nombre d’endroits.Megacollybia-platyphylla-1-MP.jpgDe même que les Collybies à larges feuillets jouant à cache-cache avec le lierreMegacollybia-platyphylla-2-MP.jpgou plus à découvert.Cantharellus-pallens-MP.jpgCôté comestibles, nous retrouvions, au même endroit que la fois dernière mais en moins grand nombre, des girolles pruineuses.Russula-silvestris-MP.jpgJuchée sur une grosse souche moussue, cette petite Russule rouge aux lames blanches pas très serrées nous invitait à son identification. Sur place, bien évidemment, première approche, la goûter à peine et .. recracher très vite car ne manquant pas de piquant, d’âcreté et la conserver dans le panier pour, au retour, consulter bouquins et Internet. Dans le « Courtecuisse » (1) , dans les espèces du sous-genre Russula, sous-section Emeticineae  le numéro 1369 nous a paru être la bonne pioche. Outre la saveur « très âcre » déjà observée, le revêtement du chapeau « très séparable », l’odeur « de coco », le biotope (« feuillus ») etc. tout concordait avec Russula silvestris. Sur la fiche de Patrice Tanchaud consultée sur le site de Mycocharentes, la mention « souvent parmi les mousses » et les photos in situ renforçait notre conviction.Russula-violeipes-MP.jpgAutre Russule objet de recherches, celle ci-dessus, à pied lavé de violet, figurant dans le « Courtecuisse », page 420, section Heterophyllae, sous-section Amoenineae au numéro 1418. Nous l’avions,  marquée au « Fer » (FeSO4) et observé la coloration orange en réaction sur le stipe. Enfin, dans la même page 420 de l’ouvrage de référence (1) prend place au numéro 1415 toujours section Heterophyllae mais sous-section Virescentineae notre vedette de tête, pardon notre … verdette, « latinée » Russula virescens.Russula-virescens-1-MP.jpgCelle-ci, hors station habituelle tenait encore debout et menaçait ruines.Russula-virescens-station-MP.jpgUn peu plus loin, sur la même station, où nous avions rencontré deux minuscules verdettes quatre jours avant, des virescens bien matures s’offraient à notre regard comme dansant au gré du vent.Russula-virescens-2-MP.jpgCette fois-ci de bonne taille

Russula-virescens-récolte-MP.jpgpour une récolte dégustée éventuellement … en musique.

M.P.

1_ Régis Courtecuisse, Bernard Duhem, Guide des champignons de France et d’Europe (Delachaux & Niestlé 2011)

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Couleurs de juin: vert russule à jaune pruineux

 

Quelques photos, des légendes qui ne durent pas des siècles en ligne (s). Le plaisir de (re) découvrir une Nature généreuse et, parfois, avantageuse, en toute modestie madrée d’humilité. Le 11 juin nous espérions retrouver nos verdettes mais, alors, pas assez de soleil sans doute pour cette espèce réputée thermophile. Aussi, hier 18 juin, journée caniculaire s’il en est du moins en Gironde et donc plutôt en fin d’après-midi nous inspections certains endroits habituellement propices quand…

R.virescens-1-MP.jpg… deux boutons verdâtres, dont un en forme de casque de 2 cm de haut, émergeaient du sol feuillu. Dégagés délicatement:

R.virescens-2-MP.jpglames blanches, revêtement du chapeau moiré de vert, structure crayeuse, biotope habituel, nous retrouvions Russula virescens, « nos » premières de cette saison. Bien sûr nous avions vu notamment sur les pages dédiées de Facebook qu’il y avait déjà eu quelques récoltes de cette russule verdoyante notamment en Gironde.

L.-perlatum-1-MP.jpgNon loin de là, presque aussi minuscules que nos deux « boutons », ces vesses démarraient leur pousse. D’aiguillons en aiguillonsL.-perlatum-2-MP.jpgnous en rencontrions deux autres plus matures. Mignonnes à croquer? D’après « L’indispensable guide du cueilleur de champignons » de Guillaume Eyssartier et Pierre Roux (éditions Belin 2014) elles « sont comestibles, mais leur chair est molle et presque totalement insipide. Tout au plus leur consommation peut-elle être expérimentale, lors de périodes où aucun autre champignon ne pousse! » fin de citation. On verra plus loin que, ce jour-là une autre espèce laissait entrevoir une couleur jaune caractéristique et question sapidité ça ne fait pas un pli ou plutôt beaucoup de plis sous la lame du préparateur.A.-fulva-MP.jpgAvant d’entrer dans le jaune, regardons la couleur fauve de cet amanitopsis, donc sans anneau, mais chaussant une belle volve et arborant des stries en bord de chapeau. Bien en meilleur état que celle rencontrée le 2 juin victime de la sécheresse.G.-fusipes-MP.jpgUn peu de jaune avec ce lignicole reconnaissable, entre autres, à son pied en fuseau quelque soit … l’horaire. Un peu facile mais le rire est le propre de l’homme et souvent du mycologue et de la mycologue, auteur et auteure.C.-pallens-1-MP.jpgEnfin, caché un peu sous le feuillage puis offert à l’objectif ce basidiophore un peu sec mais pas tout à fait déséché etC.-pallens-2-MP.jpgen cherchant très près autour ces exemplaires plus « frais » etC.-pallens-3-MP.jpgune fois rassemblés en récolte tous plis dehorsC.-pallens-4-MP.jpgpuis alignés militairement en rang. La classe quoi!

Au programme ce soir, dégustation de girolles. Avec jaune d’œuf ou pas. On verra…

                                                                                                                                               M.P.

 

 

 

 

Girolles lot-et-garonnaises: même station en trois temps-trois ans 14/17/19

A chacune et chacun ses coins, ses stations. Y revenir année après année quand le biotope n’a pas trop changé, que les conditions climatiques sont favorables aux pousses, permet d’en suivre l’évolution. De récolter aussi les fruits de patientes observations quand, d’aventure, les sporophores visés sont comestibles. Ainsi en est-il des girolles et plus particulièrement de Cantharellus pallens (= C. subpruinosus), la girolle pruineuse qui apparaît généralement en mai quelque part en Lot-et-Garonne…

Avec Yvette et Roland, le 16 mai 2014, nous avions découvert leur biotope où, déjà les années passées, ils avaient récolté cette espèce à propos de laquelle Guillaume Eyssartier et Pierre Roux* écrivent « Neuf fois sur dix, c’est cette girolle qui est consommée et vendue sur les marchés, au lieu de la vraie girolle Cantharellus Cibarius ».

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Point de cabane au fond du jardin dans cette chênaie bien qu’on ne soit pas trop éloigné des terres de Francis Cabrel et, tout de même, quelques ca-ailloux et , sous la chaussure et dans le panier d’Yvette

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des pépites jaunes plutôt pâles

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poussant ici dans les endroits moussus et aérés et montrant leur chapeau pruineux.

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La cueillette allait être intéressante pour une dégustation lors du repas suivant l’après-midi de la balade sans bruine ni grosse pluie.

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La récolte abondante eut quand même une dimension … microscopique comme l’atteste la planche ci-dessus qui détaille notamment épicutis, spores et basides.

Deux ans plus tard

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Les mêmes causes produiraient-elles les mêmes effets en matière de champignons à condition toutefois que le biotope n’ait pas changé? Il semblerait car, deux ans plus tard, le 17 mai 2017, nos amis Yvette et Roland retrouvaient sur la même station leurs « pépites jaunes »

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et, une semaine plus tard, le 24 mai 2017, d’autres jaunettes rejoignaient leurs paniers en compagnie de deux cèpes d’été (Boletus aestivalis) au premier plan ci-dessus.

Cette année

Et, que croyez-vous qu’il advienne ce 30 mai 2019?

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Elles étaient là, fidèles au rendez-vous, qui avaient fleuri dans la chênaie moussue lot-et-garonnaise. Ces girolles seraient-elles notre avenir? Sans doute les témoins de la bonne santé de nos espaces naturels et de leur respect.

                                                                                                                                                 M.P.

* Le guide des champignons France et Europe Guillaume Eyssartier&Pierre Roux (Editions Belin 2011) page 590

Timides pousses mais … une girolle

 

Chaud-chaud ce premier Week end de juin. Après trois semaines hors métropole non sans surveiller quelques pages dédiées aux champignons sur facebook , l’envie de visiter quelques stations et, en particulier une, très proche, où point  Cantharellus pallens . Certes, l’année dernière nous en avions trouvé à la mi-mai (lien précédent) mais pourquoi pas un 2 juin? Donc, ce dernier jour, sous le couvert de charmes, non loin de chênes, apparaissait un seul point jaune que nous allions photographier sous plusieurs angles (ci-dessus) pour en montrer les plis concolores sur la masse trapue accentuée par un trop plein de sécheresse.

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Pas vraiment recouverte de pruine mais d’un jaune moins éclatant que celui de Cantharellus cibarius

Parmi les russules « précoces » nous guettions les R. vesca avec, dans le panier, dans la poche de réactifs, un cristal de « fer » au cas où.

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Le vieux rose ne ressortait pas franchement sur ces exemplaires desséchés de bord de chemin mais le « fer » gratté sur leurs stipes accréditait l’hypothèse de Russula vesca  . Un peu plus tard, dans un autre bois plus humide,

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nous trouvions ces deux russules, plus fraîches donc plus vieux rose.

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Testé au cristal de sulfate de fer, le stipe (à gauche) s’ombrait de saumon.

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Et des bolets? Pas de cèpes ce 2 juin sur les stations de Boletus aestivalis et de B. aereus mais deux bolets des charmes, sous charmes, répondant, aujourd’hui au doux nom de Leccinellum pseudoscabrum. 

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Pour compléter ce petit inventaire sans Prévert, ci-dessus, Une Amanotopsis bien sûr sans anneau et au bord du chapeau strié: Amanita fulva ici victime du soleil lui ayant dérobé le velouté fauve de sa tête.

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Enfin, une belle espèce que nous rencontrons souvent en début de saison, en ces lieux, sur bois mort.

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D’admirer ses pores réguliers, Polyporus tuberaster ne nous lasse pas. Chapeau le polypore!

                                                                                                                    Michel Pujol

Après les cèpes d’autres comestibles: troisième volet LES GIROLLES

« Tout ce qu’il faut savoir avant d’aller chercher des cèpes (et en trouver)« , publié sur le site du journal Sud Ouest dans le Cercle des idées la suscité l’année dernière un certain engouement. Nous avons repris cet article  en version plus longue sur notre site « A la poursuite des champignons ».

D’autres comestibles? Après quelques conseils avant cueillettes  et un focus sur les Coprins voici un troisième volet consacré aux Girolles.

 Plusieurs espèces, à plis sous le chapeau, de plusieurs nuances de … jaune, apparaissant tôt ou plus tard dans l’année et appartenant au genre Cantharellus sont appelées Girolles. Celles et ceux qui les consomment fréquemment les apprécient et estiment, peut-être, qu’il est difficile de se tromper pour les identifier. Il n’en demeure pas moins que tous les ans figurent sur la Mycoliste des cas d’intoxications avec le Clitocybe dit de l’olivier (Omphalotus olearius) ou le Faux clitocybe lumineux (Omphalotus illudens) « pris pour » des Girolles. En revanche la confusion avec La fausse girolle (Hygrophoropsis aurantiaca), appelée aussi Fausse chanterelle, est sans conséquence car elle est comestible mais bien moins goûteuse que les « vraies » Girolles.

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Les reconnaître ? Les différentes espèces de Girolles (genre Cantharellus), toutes comestibles, apparaissant pour la plupart de juin à novembre, ont des plis et non des lames sous leurs chapeaux en creux à maturité (« turbiné »). On distingue bien ces plis en y passant le bout du doigt qui y glisse sans les casser. Les Chanterelles (genre Craterellus) qui sont aussi toutes comestibles (elles seront l’objet du prochain volet) ont aussi des plis. Une Girolle n’est pas une Chanterelle et vice-versa.

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Le terme Girolle recouvre plusieurs espèces qui poussent en troupes le plus souvent, sous feuillus, sous conifères, en bord de chemins, sur sols en majorité non ou peu calcaires. Nos plus belles rencontres de Girolles l’ont été en montagne sur les pentes moussues bien exposées à la lumière, humides mais bien irriguées. Si les biotopes ne sont pas trop dégradés par la pression de l’Homme, d’année en année, on retrouve ces champignons sur les mêmes stations.

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Cantharellus pallens, (la Girolle pruineuse) est souvent présentée sur les marchés comme étant Cantharellus cibarius (La Girolle) remarquent notamment Eyssartier&Roux. La première est plus pâle (jeune, pruine blanche sur le chapeau) que la seconde très jaune vif et aussi l’odeur « fruitée et agréable » est plus forte chez C. cibarius.

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Un peu comme l’artiste et le sosie de l’artiste mais chacune joue parfaitement sa partition pour le plus grand plaisir du goûteur. Dans les petits modèles on trouve Cantharellus friesii donc pas grand-chose à se mettre sous la dent mais une mignonette à couleur et odeur d’abricot.

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Parmi les autres espèces citons la Girolle améthyste (Cantharellus amethysteus) qui se reconnait grâce à la présence d’une coloration violacée sur son chapeau apportée par des « mèches » ou une ponctuation. Une loupe peut être utile pour ne pas les … louper.

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Ne pas confondre

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Nous l’évoquions en début de cette chronique, des intoxications assez sévères (syndrome résinoïdien) se produisent en consommant, Omphalotus illudens et Omphalotus olearius, plus méridional, en croyant avoir affaire à des girolles. Ce sont alors, très rapidement après ingestion, douleurs violentes, nausées, vomissements, diarrhées. Le même syndrome que pour le groupe des bolets de B. satanas. Bien que poussant en touffes sur du bois, ayant des lames et non des plis, de dimensions plus importantes, le Faux clitocybe lumineux et le Clitocybe de l’olivier sont confondus avec des girolles !

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Elle porte des lames et non des plis. Elle a la taille et un peu la couleur, en plus orangé, des girolles. Elle ne pousse pas sur du bois mais à terre de septembre à décembre. On la trouve souvent sur des terrains remués à proximité de résineux et … de Chanterelles à pied jaune (Craterellus lutescens) ainsi que, parfois, quelques Bolets bai. La Fausse girolle était classée « comestible ». Quelques cas d’allergies avec cette espèce ont été signalés. Gustativement, Hygrophoropsis aurantiaca, la « fausse » est bien loin de valoir les « vraies » si nous faisons appel à de très lointains souvenirs personnels de dégustation.    

Au poil poêlée

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Leur chair est ferme et beaucoup ont un faible pour les girolles. Un ostréiculteur de nos amis confiait très récemment qu’il les préférait aux Cèpes. Après les avoir fait doucement réduire et tendrement sauter à la poêle dans un peu d’huile d’olive, pourquoi ne pas y associer quelques œufs de poules qui, comme elles, aiment à chercher leur nourriture dans la nature. 

Du jaune sur du jaune, assaisonnées à votre goût … en puisant modérément dans le panier de la cueillette.

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Michel Pujol

Petite bibliographie

Outre les liens dans le texte de cette chronique invitant notamment à visiter la base de données mycodb et le blog A la poursuite des champignons citons quelques ouvrages spécialisés utiles.

-Courtecuisse&Duhem Guide des champignons de France et d’Europe p.31, n°109, n° 1610 (pour édition 2011).

-Eyssartier&Roux Le guide des champignons France et Europe p. 586 à 591 (pour édition 2011).

-Eyssartier&Roux L’indispensable guide du cueilleur de champignons p.40 à 47 (pour édition 2014).

 

  

 

Après Cèpes, conseils, Coprins: les Girolles en Une du Cercle des idées du journal Sud Ouest

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Après les Cèpes, les conseils pour la cueillette des champignons, les Coprins, le Cercle des idées, sur le site Internet du journal Sud Ouest, s’intéresse aux Girolles. Deuxième volet mycologique de l’automne 2018 en Une. 

Lire l’article

Encore là après la tempête

Hier samedi 26 mai le département de la Gironde a « essuyé » des cataractes de pluie et de grêle. En fin d’après-midi les orages avaient cessé. L’occasion alors, autour de Bordeaux, de suivre quelques stations et d’entrevoir des pousses nouvelles.

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Elles avaient fait leur apparition le  19 mai . D’autres Girolles pruineuses (ci-dessus) étaient au rendez-vous hier. Très petites à cause vraisemblablement du manque d’eau.

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Petit aussi ce Cèpe d’été au pied creusé par les limaces. Bien moins imposant que ses congénères des 9 mai , 11 mai  et  23 mai et sur la même station que lors des deux premières dates citées.

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Quelques Russules vieux-rose avaient commencé leur pousse les jours précédents et se trouvaient en plus grand nombre (une bonne dizaine) que le  9 mai ,bien entamées par les petits dévoreurs de champignons de la forêt.

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 Cette amanite rougissait encore plus de vieillesse

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tandis que cette jeunette se frayait un passage pour son chapeau-parapluie. Des pousses d’A. rubescens s’étaient déjà produites bien avant.

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En revanche, nous n’avions pas encore vu dans ce bois d’Amanite épaisse

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ni de Bolet des charmes. Avec toute l’eau qui est tombée les affaires devraient reprendre …

M.P.