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Girolles lot-et-garonnaises: même station en trois temps-trois ans 14/17/19

A chacune et chacun ses coins, ses stations. Y revenir année après année quand le biotope n’a pas trop changé, que les conditions climatiques sont favorables aux pousses, permet d’en suivre l’évolution. De récolter aussi les fruits de patientes observations quand, d’aventure, les sporophores visés sont comestibles. Ainsi en est-il des girolles et plus particulièrement de Cantharellus pallens (= C. subpruinosus), la girolle pruineuse qui apparaît généralement en mai quelque part en Lot-et-Garonne…

Avec Yvette et Roland, le 16 mai 2014, nous avions découvert leur biotope où, déjà les années passées, ils avaient récolté cette espèce à propos de laquelle Guillaume Eyssartier et Pierre Roux* écrivent « Neuf fois sur dix, c’est cette girolle qui est consommée et vendue sur les marchés, au lieu de la vraie girolle Cantharellus Cibarius ».

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Point de cabane au fond du jardin dans cette chênaie bien qu’on ne soit pas trop éloigné des terres de Francis Cabrel et, tout de même, quelques ca-ailloux et , sous la chaussure et dans le panier d’Yvette

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des pépites jaunes plutôt pâles

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poussant ici dans les endroits moussus et aérés et montrant leur chapeau pruineux.

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La cueillette allait être intéressante pour une dégustation lors du repas suivant l’après-midi de la balade sans bruine ni grosse pluie.

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La récolte abondante eut quand même une dimension … microscopique comme l’atteste la planche ci-dessus qui détaille notamment épicutis, spores et basides.

Deux ans plus tard

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Les mêmes causes produiraient-elles les mêmes effets en matière de champignons à condition toutefois que le biotope n’ait pas changé? Il semblerait car, deux ans plus tard, le 17 mai 2017, nos amis Yvette et Roland retrouvaient sur la même station leurs « pépites jaunes »

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et, une semaine plus tard, le 24 mai 2017, d’autres jaunettes rejoignaient leurs paniers en compagnie de deux cèpes d’été (Boletus aestivalis) au premier plan ci-dessus.

Cette année

Et, que croyez-vous qu’il advienne ce 30 mai 2019?

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Elles étaient là, fidèles au rendez-vous, qui avaient fleuri dans la chênaie moussue lot-et-garonnaise. Ces girolles seraient-elles notre avenir? Sans doute les témoins de la bonne santé de nos espaces naturels et de leur respect.

                                                                                                                                                 M.P.

* Le guide des champignons France et Europe Guillaume Eyssartier&Pierre Roux (Editions Belin 2011) page 590

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Solitaire

Nous l’avions trouvé à Gradignan  une fois  le  9 mai puis retrouvé sur la même station  deux fois   ,deux jours après, en Gironde bien sûr eu égard à nos amis Belges parmi lesquels d’excellents mycologues. Il a fallu, hier 23 mai, que nous fassions plusieurs kilomètres aux alentours du  Parcours des Graves pour en découvrir un sous chênes.

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La sécheresse des lieux due à très peu de pluie ces derniers jours a fait que sur notre parcours nous n’avons entrevu, à part ce Cèpe d’été  (Boletus aestivalis)  , qu’une Russule charbonnière bien reconnaissable à la couleur de son chapeau (R. cyanoxantha), ses lames lardacées et sa douce saveur. A part ça rien d’autre en matière de champignons. Ce solitaire a fait hier soir le bonheur de nos papilles en suivant un conseil, valable en d’autres domaines: « A consommer avec modération »…

M.P. 

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Suivi de station: J+2=2

Précédemment nous avions vu apparaître le « premier de la classe » et cherché vainement d’autres Boletus aestivalis à l’entour. Deux jours après, sans vraiment croire à une autre pousse mais après tout on ne sait jamais, nous y sommes revenus en fin de journée. Deux autres cèpes d’été étaient là, très près de l’endroit où nous avions trouvé à J-2 notre premier cèpe réticulé de la saison.

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Une fois dégagés du sol nous constations que leurs pieds avaient attiré quelques dévoreurs de chair fraîche mais leurs chapeaux étaient bien dans leur assiette et le soir dans la nôtre.

Heureux les retraités qui n’ont pas besoin d’attendre le week-end pour courir les bois et qui ont tout loisir de suivre leurs stations. Sans appuyer sur le champignon qui d’ailleurs, quel qu’il soit, ne mérite pas le coup de pied. Encore moins les cèpes. Nous y reviendrons à cette station et, au risque de nous répéter, on ne sait jamais… 

M.P.

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Le premier de sa « classe »

Ce cèpe est le premier dans l’ordre d’arrivée calendaire du genre sans en être le plus goûteux. C’est aussi notre premier trouvé cette année et premier mangé (bien cuit et assaisonné) avec la russule évoquée dans l’article précédent.

Fidèle à la station que connaît Marie-Christiane (le prénom n’a pas été changé) ce Boletus aestivalis bien nommé Cèpe d’été car se rencontrant aussi au printemps… était tout seul ce 9 mai. 

boletus aestivalis, cèpe d'été

L’occasion de le retourner devant l’objectif macro pour en souligner le port, les pores serrées, le réseau bien marqué (cliquez sur la photo pour zoomer le maillage du pied). Pas de liseré blanc au bord du chapeau caractéristique du Boletus edulis. Il faudra attendre encore un peu pour que le Cèpe de Bordeaux n’apparaisse à Gradignan cité de la métropole bordelaise. Contentons nous pour l’instant du thermophile Cèpe d’été qui fut apprécié hier lors d’une dégustation en début d’un repas familial. Le premier!

M.P.

boletus aestivalis, cèpe d'été