Archives du mot-clé Pot de fleurs

Insolites

Un Coprin qui tenait le haut du pavé (novembre 2009)

CoprinblogMP.jpg

A l’époque (novembre 2009), j’en avais trouvé une belle troupe à Canéjan sur une terre enrichie par la chute des feuilles. Mais un matin celui-ci, aussi Coprinus comatus que les autres, a surgi  entre mes pavés autobloquants. Son chapeau était aplati dans le sens de la hauteur par son passage dans l’interstice où pourtant sa seule nourriture est du sable fin. Il y a bien eu beaucoup d’eau qui lui est tombée sur la tête. Un peu d’amour et d’eau fraîche suffiraient-ils pour la pousse des champignons ? Cela se saurait mais certains ne croient-ils pas aux vertus de la seule lune…

Une Lépiote jaune qui démarre plein pot (juillet 2011)

Lépiote-jaune-N.C..jpg

On pourrait rétorquer que la rubrique insolite est inappropriée pour cette espèce appelée aussi « Lépiote jaune des pots de fleurs » mais la découverte de sa présence étonne souvent les propriétaires des dits pots de fleurs. On imagine la surprise de notre confrère et ami Nicolas César qui l’avait découverte et photographiée le 24 juillet 2011 dans un pot, au pied d’une plante, à Saint-Vincent-de-Paul (33). Une troupe de six Leucocoprinus à différents stades de développement qui rappellent L. flos-sulfuris ou L. birnbaumii=luteus.

leucocoprinus flos-sulfuris, leucocoprinus birnbaumii, leucocoprinus luteus, Nicolas César, Gironde, Lépiote des pots de fleurs

La morille des caillebotis (avril 2013)

morille,morchella,morchella conica var. costata,morchella costata,costata var. hortensis

Une bien petite chose de sept centimètres de haut, un centimètre et demi de large, le pied quasiment aussi long que la tête, découverte entre deux lames de caillebotis au jardin. Secret? Non. Nouvelle venue au patrimoine, sur marbre concassé parsemé de feuilles et de billes d’argile. Un trésor à publier par souci de transparence.

morille,morchella,morchella conica var. costata,morchella costata,costata var. hortensisJusqu’à présent aucune morille n’était apparue sur ce substrat pourtant ancien et jamais je n’y avais jeté la moindre récolte de cet ascomycète, après passage au microscope par exemple. J’avais noté d’ailleurs qu’un de mes collègues se débarrassait en vain de ses cueillettes dans un coin de son jardin. En dehors des shi-také et des pleurotes Dame Nature refuse ses charmes aux semeurs aux quatre vents.

Cette morille (dégagée du caillebotis) sur la photo ci-contre  participerait-elle de la génération spontanée? Il n’est point de champignon sans mycelium. En quelque sorte la prose de Monsieur Jourdain donne, dans son jardin, naissance à quelque alexandrin.

Mais là non douze pieds mais un seul à identifier ce qui est hasardeux. Les côtes longitudinales et sombres qui départagent les alvéoles du chapeau étroitement pointu nous conduisent vers Morchella elata (Synonyme  M. conica var. costata). Les auteurs signalent une vallécule (espèce de rigole entre le pied et l’attache du chapeau) chez elata. Notre morille ne semble pas en avoir une bien marquée. Toutefois André Marchand signale une variété hortensis Boud. d’elata « qui peut se ramener au type » « malgré sa vallécule étroite ou parfois nulle ».

A l’époque (avril 2014) nous disions attendre d’autres récoltes sur cette station domiciliaire protégée pour affiner le nom de l’espèce à porter à notre patrimoine mobilier. Nous sommes aujourd’hui en  2018 à la saison des morilles et … nous ne l’avons pas encore revue entre nos caillebotis qui eux sont toujours à la même place sur le même substrat.

M.P.

morille,morchella,morchella conica var. costata,morchella costata,costata var. hortensis

 

Publicités